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August 10
J'aimerais parler de l'Amour. J'ai connu l'Amour avec un grand A, je l'ai perdu, je me suis rendu compte qu'il n'existait pas. Je l'ai laissé tomber. Je m'en suis allé seul. Le temps est passé, et il s'est représenté. La forme était différente, mais le fond le même. Je l'ai retrouvé et je ne le laisserais plus repartir. Quel est cet Amour ?
C'est Amour ne commence pas avec un A mais avec E. Il s'agit d'un état d'être. Bien que ces quelques mots ne signifient rien pour certaines personnes, pour moi ils représentent ma salvation. Peu importe le nom qu'on lui donne, il a en réalité toutes les formes. Tous les noms, il est présent pour lui-même à chaque instant.
Etre Un Avec : voila le nom de mon Amour. Un ami lors d'un dialogue me dit "Je t'Aime, tu sais" Je venais juste de lui dire: "Ton Coeur est fermé, ouvre-le". Il me répondit "il n'est pas fermé, il a un filtre, Je t'Aime tu sais" Merci ô Ami, car ces mots m'ont pénétré l'âme.
Combien de jeunes ont besoin d'Amour ? Combien de jeunes ont besoin de se sentir aimés ? Combien de jeunes se sentent séparés des autres ? Combien de personnes ont besoin de retrouver l'Amour ?
Une amie qui est morte aujourd'hui me disait : "l'Amour rétablit notre Unité primordiale" J'ai comprit que je ne suis pas séparé d'elle. Merci Laï
Cet Amour porteur d'espoir et de non-séparation est la base de tout. On se sent tellement séparé des objets et des personnes que l'on crie en permanence "Aime Moi". Qu'on fasse le bien, on crie "aime moi". Qu'on fasse le mal, on crie "aime moi". Qu'on reste dans n'importe quelle dualité, on crie "aime moi". Oui nous avons mangé du fruit de l'arbre de la connaissance du bon et du mauvais. Oui nous goûtons de cet arbre à chaque instant, oui nous goûtons à cette dualité en permanence. Resterons nous dans cette dualité ? La genèse nous enseigne que cette dualité ne peut que nous amener qu’à la souffrance, au meurtre. Tuer c'est empecher d'Etre Croire en une séparation, c'est croire en une séparation. C'est se croire séparé. Jésus, lui, enseignait "la foi dans le père". Autrement dit la non-séparation avec le père. Bien sur quel est la nature du père ? Jésus enseignait encore a "Aimer son prochain comme soi-même". Autrement dit il n'existe pas de séparation lorsqu'on est dans l'Amour de Soi.
Qui peut de nos jours prétendre aimer ses ennemis ? Qui peut de nos jours prétendre aimer ses enfants ? Qui peut de nos jours prétendre aimer ses frères et soeurs ? Qui peut de nos jours prétendre aimer son banquier, ses créanciers ? Qui peut de nos jours prétendre aimer son patron, son chef de chantier ? Qui peut de nos jours prétendre aimer son supérieur ?
Pourtant le commandement est très simple : Aimer. Son disciple Luc au chapitre 19 nous retransmet : "Tu ne haïras point ton frère dans ton coeur". Le verbe "haïr" en araméen se traduit par "aimer moins" ou "mettre de coté". Il ne devrait pas y avoir de séparation entre l'amour envers un inconnu et envers son père et sa mère. Mais qui de nos jours est libre de son père et de sa mère de façon psychologique biensur ?
Pourquoi vit-on dans la séparation ? Car le mental projette ce qui n'est pas sur ce qui est. La séparation existe pour le mental, mais le mental reflète-t-il la réalité ? Est-ce que ce que je pense, me donne une information sur ce qui Est réel ? Est-ce que si je pense que le chat de ma soeur est bleu cela signifie-t-il que le chat de ma soeur est bleu ? Ou peut-il être noir ? Lorsque nous projetons des désirs, nous sommes en demande. Lorsque nous exprimons un besoin, nous sommes en demande. Or il est fort de constater que si l'on a aucune demande et aucun besoin, on ne souffre pas. Il n'y a pas eu de projections de ce mental qui veut avoir, posséder. Une projection est une séparation. Le mental vit dans la projection et dans la séparation.
Le mental est celui qui pense. C'est le grand penseur. C'est le grand calculateur. C'est aussi le grand manipulateur. C'est le grand Aspirant. Mais vaut-il mieux être le grand Aspirant ou le grand Agissant ?
Qui de nos jours peut-il faire comme cet enfant qui répondit à son professeur qui lui demandait : "que pensez-vous de Jesus ?" Il lui répondit: "Je ne pense pas Jesus, je l'Aime"
Qui est l'enfant de nos jours qui peut dire : "je ne pense pas a propos de vous, je vous aime" ? Nous nous disons adulte et responsable, mais nous ne sommes que des enfants irresponsables. Enfants en demande d'amour. Enfants vivants dans une dualité terrible. On se réclame de Dieu, "fils de Dieu", mais nous vivons dans la dualité du "je veut", "je ne veut pas", "je désire", "je ne désire pas", "j'aime", "j'aime pas". Oui nous sommes fils de cette Unité sacré, mais qui s'en est rendu compte ? Qui à chacun de ses pas en a conscience ? Qui est capable de vivre dans l'amour infinie ?
Je ne suis pas un exemple, je suis loin d'être un modèle, je ne suis moi-même pas réalisé, donc mes paroles n'ont pas de portance. Mais cela signifie-t-il qu'elles n'ont pas leur importance ?
Nous sommes tous des frères et des soeurs, tous ayant deux yeux, un nez, deux oreilles, deux jambes, deux bras, un sexe, un trou de balle, un nombril et un ventre bien dodu ou moins dodu. Mais qui pourrait rencontrer un jeune de cité vivant dans un HLM ou dans la rue et lui dire "je t'aime" ? Qui de nos jours serait capable de faire un acte d'amour sans se servir soi-même ? Qui dans le métro en s'asseyant dit : "bonjour" ? On a beau regarder notre monde, notre société, avec toute la bonne volonté que l'on a, ou voit-on des discours sur l'amour entre les humains ? En regardant les figures des gens que nous croisons y voit-on cet air paisible et heureux ?
Je ne demande rien, je dit seulement de faire conscience de cela. Voir ce qu'on peut faire pour remédier a cela. Les gens lisant ce texte peuvent y voir une critique, ils n'ont pas tort. Mais c'est une critique de l'état d'esprit des gens. Et non de leurs personne même. Si chaque personne faisait un petit pas pour l'Amour dans cette planète, cela ferait plus de six milliards de voix qui s'élèveraient
Jésus s'adressait aux pharisiens. Pharisiens se traduit en hébreu par "perushims" qui littéralement signifie "les séparés". Donc il s'adressait aux "séparés" du peuple qui guidaient la foule. Or comment un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Comment un séparé peut-il guider un autre séparé ? Comment un endormi peut-il réveiller un autre endormi ?
Il est intéressant de noter que saint Augustin disait "Aime et fais ce que veut". Il n'a jamais écrit : "Aime et fais ce que tu veux" Mais alors pourquoi on lit un peu partout "ce que tu veux" ? Car à priori nous n'avons pas compris ce que sous-entend sa phrase. Nous vivions dans une identification et dans une séparation. On s'identifie au héro d’un livre, à l'insulte que l'on nous fait, au personnage que nous jouons, à l'interprétation que nous donne notre mental. Bien sûr il est plaisant de croire que nous contrôlons notre vie. Cela fait moins peur. Il est plaisant de croire que cette planète est la notre. Il est plaisant de croire que nous sommes des adultes et responsables. Pourtant que disait Jésus: "non pas ma volonté, mais Ta volonté" L'amour qui transcende les coeurs, qui permet de nous élever, de soulever cette montagne de cauchemards, ce même amour est l'amour du père. L'amour de Celui qui ne sera jamais plus séparé. Amour qui n'est pas dans la préférence, ni dans un jugement, qui est accroché a la réalité. Qui crie "aime moi" mais qui ne se laisse pas porter par cette émotion. Un Amour qui vit dans l'intelligence du coeur, qui voit l'autre tel qu'il est sans déformation, sans interprétation, sans imagination, sans prise du mental. Un amour qui transcende le mental. "Aime et Fais ce que Veut" implique la conscience de la non-individualité. Non pas « je pense », non pas « j'aime », mais J'aime. Un Amour qui ne croit plus et qui ne se sent plus séparé. Nous ne sommes plus alors une conscience individuellement séparé, nous sommes alors une conscience Unie, nous pouvons alors dire comme Jésus en araméen: "fils d'Alaha" qui signifie "fils de l'unité sacré".
Etre Un Avec implique la CommeUNion. "La seule chose que je sais c'est que je ne sais rien". Oui je ne sais rien. Comment voulez-vous que "je" puisse savoir quoi que ce soit ? Socrate montrait la voie à suivre: l'oubli du "je", l'abandon du "je". Quelle plus haute initiation que celle du coeur ? Dans sa phrase même est écrit la vérité qui mène à la transcendance, l'abandon de cette "conscience séparé" et donc la prise de Conscience du "Je" véritable, celui unit aux autres. Celui du "Je" non-séparé. Socrate poursuit en disant : "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux". Logique, si il n'y a plus de séparation, tout est à ta portée.
Nous avons parlé de Communion ou de CommeUNion. Comme souligne la comparaison, et donc la dualité et la séparation. L'Union souligne l'unité véritable. Jésus disait dans l'apocryphe de Thomas : "fais du deux le un". Tout est dit. Effacer cette dualité, arrêtez de vivre dans la dualité, arrêtez de manger de ce fruit défendu. Soyons "Un Avec", voila la clef de l'Amour que tous les sages de l'Occident et de l'Orient revendiquent pour le bonheur de notre société.
"Je t'Aime toi, et vois je ne te connais pas" June 27 « Aime-moi » Voila un cri que je n’entendais jamais. Pourtant si vous saviez comme il est présent a chaque instant dans ma vie. Quand j’étais plus jeune, je regardais un ami surdoué de ma classe dessiner sur son cahier de grosses bulles qu’il remplissait de son crayon a papier. Je m’émerveillais de cela, je le regardais faire, je regardais le peu d’importance qu’il donnait au cours, j’admirais cette bulle devant moi, dans les contrastes de couleurs qu’il faisait j’y voyais pour je ne sais quelle raison la lune. Pendant que lui comprenait la structure bullaire de l’univers, bien avant que la science cosmologique ne l’observe. Moi ça ne m’inspirait pas plus qu’autre chose. Je ne dessinais pas ces bulles, moi c’était plutôt des vortex/spirales de tourbillons et des formes lenticulaires qui ressemblaient a des lignes de champ magnétiques, ou a des lignes qui apparaissent derrières des traînées d’avions suivant les divers écoulements laminaires ou tourbillonnaires. Malgré ma faible passion pour la forme bullaire, pour cette merveilleuse géométrie topologique qui présente l’aspect d’être la forme la plus compacte et la plus stable, je me plaisais plus à jouer au football. La je prenais vraiment mon pied, je sentais non pas ce ballon comme un élément qui pouvait me donner une idée mathématique, mais comme un jeu ou j’adorais me perdre a long terme. En jouant au ballon, j’ai toujours fait preuve de stratégie. Non pas que je calculais à l’avance, non rien à voir. Seulement je savais les joueurs étaient placés, on disait de moi que j’avais des yeux partout. Moi qui était plus un milieu offensif a la Zidane plus qu’un Ronaldo, il m’arrivait d’être devant les cages du goal, et non pas de chercher a tirer mais de faire la passe a un coéquipier pour que lui mette le but. Puis le temps passait et en grandissant je jouais ainsi au foot. Un jour que je jouais au parc, j’ai tiré, mais j’ai tiré un vrai boulet de canon. Et donc je suis allé chercher le ballon. A mon retour je me suis arrêté de courir pendant le match. Je me suis analysé. Je me suis demander pourquoi diable j’avais eu ce réflexe d’aller chercher le ballon. Rien ne m’y obligeait. Ma réponse fut que j’agissais par amitié, par respect, j’étais coupable d’avoir tirer le ballon, donc il était dans mon devoir d’aller chercher le ballon. Que cela ne me coûtait rien d’aller chercher ce ballon après tout. Voila la réponse que je me faisais d’habitude de façon inconsciente. Mais ce jour là ce fut différent. Je me suis dit, rien strictement rien ne me dit d’aller chercher ce ballon. Si quelqu’un tire fort, cela fait parti du jeu, si il tire doucement c’est pareil. Donc pourquoi moi j’allais chercher ce ballon ? et là j’ai compris, une grande frayeur se dessina sur mon visage, la peur… Ce mot retentit en moi, il m’avait fait arrêter de courir sur le terrain, j’avais compris que ce qui me faisait aller chercher le ballon était la peur. Une peur de l’abandon. Une peur de ne pas être aimé. Au fond de moi, ce qui me faisait aller chercher le ballon 15 mètres derrière les cages était la peur. Belle illusion dont je me rendis compte, moi qui croyais donner aux autres, leur prouver mon respect. J’avais seulement peur du regard qu’ils pouvaient avoir sur moi. Peur de ce qu’ils pouvaient bien penser. Ce jour là je compris ce refoulement inconscient dont j’avais été victime. Une « Peur » monter de toute pièce par mon propre mental. Peur du regard des autres. Mais pas que cela car le regard des autres n’est qu’un mécanisme du mental pour cacher la vérité. J’allais chercher le ballon car pour moi le ballon est abandonné à 15 m, je fais au ballon ce que j’aurais tant voulu qu’on me fasse, revenir me chercher quand je me retrouvait seul et abandonné, c’est en réalité la mise en scène de mon père revenant vers moi pour surtout pas me laisser seul. Cela ne reflète qu’une non acceptation de ce fait si simple : je suis abandonné, je n’ai jamais connu mon vrai père. Mais cet abandon et ce cri intérieur présente une double facette de ce « aime moi » : il m’arrive de marcher à trois mètres de ma copine, il m’arrive également d’être fâché, alors ma réaction est de partir : je pars, abandonnant l’autre, pour que cet autre me rattrape et vienne me chercher. Cela n’est que la mise en théâtre de l’abandon premier. Ce sont deux facettes opposées positif/négatif mais pour le même résultat : on vient vers moi, je ne suis plus seul, l’abandon se comble, alors je me sens aimé puisque je sens l’intérêt des autres se poser sur moi pour me récupérer. Je me rendis compte par l’expérience dont je vous fais part que je leur criais « Aime-moi ». J’étais un putain de « Mendiant d’Amour ». L’enfant en moi criait « aime-moi », toi aussi « aime-moi » et toi aussi. Plus tard je compris que cela était naturel, que mon personnage d’enfant souffrait de ce besoin causal. Ce besoin qui n’était qu’un manque d’amour, besoin qui désire être comblé d’amour. Lee Lozowick appelle cela la « crampe primale ». Ce seul véritable besoin qui une fois réglé nous libère comme je l’ai expliqué dans l’article : « l’enfant en nous qui sommeille ». Ce schéma qui existe chez tout enfant, chez tout être vivant soumis à l’emportement de ses émotions. Ce jour là, j’avais compris l’existence profondément ancrée de cette crampe. J’avais compris le voile de mon inconscient. Mieux, je l’avais vécu. Depuis ce jour j’observe mes réactions, j’observe par exemple que lorsqu’on me contredisait sur quelque chose dont j’étais certain de la validité dans la réalité expérimentale, mon ventre a l’intérieur s’agitait, il criait « aime-moi », cela se manifestait par l’obligation de devoir donner une réponse à la critique mis en place. C’est la façon dont j’utilisais pour répondre à cette crise. Je répondais parce que je souffrais d’un besoin d’être aimé. « Aime-moi ». Lorsqu’on m’attaquait sur un forum, je me devais de répondre à l’attaque en place. Je me devais de répondre par une réponse claire, nette et précise permettant à l’interlocuteur de mieux comprendre ce dont j’avais exprimé, en but de dissiper le malentendu. Mais en réalité, celui qui s’agitait à ce moment précis était ce « aime-moi ». Tu m’attaques, donc « tu ne m’aimes pas », « aime-moi stp », et donc je me dois de te répondre. Bien sûr, je n’avais jamais conscience de cela auparavant. Il n’y a que très récemment que je m’en suis rendu compte, lors de cette partie de foot. Maintenant lorsque je suis devant les cages, et que l’occasion se présente, au lieu de faire une passe comme avant, je n’hésite pas à tirer. Et que je marque ou que je tire a coté, je ne me sens plus emporté par l’émotion qui me dit d’aller chercher le ballon. Je vais le chercher parfois avec tout le Devoir que ce geste implique. J’agis de façon consciente et non plus de façon pulsionnelle. Mais je ne m’en sens pas obligé. Si avant j’avais peur de tirer fort devant les cages par peur du regard des autres. Maintenant je me lâche, avec tout le devoir que cela comporte. En fait je me suis rendu compte que j’agissais avec conscience. J’agissais beaucoup moins de façon emporté, passionné. Un autre exemple, lorsque je suis au travail et que le téléphone sonne, et si la secrétaire ne répond pas, je n’ai en aucune façon l’obligation de répondre. Avant je répondais par peur de ce que le patron pourrait dire. Peur du regard des clients qui ne me voyait jamais répondre, alors l’émotion de ce « aime-moi » me disait : prends le combiné, réponds au téléphone. Maintenant lorsque la situation se présente, je décide de répondre en toute conscience, ou je décide de ne pas répondre, rien ne m’oblige à répondre. Le regard des autres sur moi-même m’importe plus. Je ne suis plus emporté par ces types d’émotions. Mais vous allez me dire : « tu ne peut pas être conscient de tout ce que tu fait ». Ben je vous dirais que vous avez raison. Mais certains y arrivent et c’est cela l’état de Vigilance dont parlent les textes sacrés. Ce fameux « soyez vigilant ». Lorsque vous êtes vigilants vous « voyez », vous êtes capable de tout « voir », voir les dissonances entre l’intérieur et l’extérieur. Non plus crée des séparations comme le mental le fait, mais voir l’unité. Vous pouvez ainsi accueillir la situation, non pas la refuser si elle vous déplait, non pas en être emporté si elle s’impose, non pas la prendre si elle vous plait, mais seulement l’accueillir. Accueillir ne signifie pas être attaché a, cela ne signifie pas refouler, cela signifie « Etre un Avec ». Lorsque je vous accueille chez moi, je me mets en condition d’Etre Un Avec vous. Je lâche prise. Je dit un Oui total intérieurement. Et c’est lorsque j’accepte la situation tel qu’elle Est, que je l’Accueille, que je l’Accepte, que je lâche prise. A ce moment là, tout devient simple, le mental n’a plus l’arme de l’argumentation qui cherche à dissocier, à séparer, à interpréter. C’est ainsi que l’on devient conscient de l’action que l’on va entreprendre. On a une lueur d’adulte, on obéit plus bêtement à ce « aime-moi ». On devient conscient de celui-ci. On a plus besoin de s’identifier, on est plus dans l’obligation de s’identifier à l’enfant qui souffre. A l’enfant qui crie « aime-moi ». Et l’enfant disparaît petit à petit, on devient des adultes responsables, conscients de nos actions. Lorsque vient la vigilance a toute situation, cela se fait tout seul pour quelqu’un qui fait preuve de bonne volonté. Et tout simplement un jour on ne ressent plus cet effort à essayer d’être vigilant. On le devient. Et cela face à toutes les situations. Ce même « aime-moi », fait que nous nous identifions à ce que nous ne sommes pas. Nous ne sommes pas des atlantes, nous ne sommes pas des extraterrestres, nous ne sommes pas de grands initiés, nous ne sommes pas des templiers des temps modernes, nous ne sommes pas des vampires, ni aucune créature maléfique, nous ne sommes pas des elfes, fées, nymphes ou autre créature du monde naturel, nous ne sommes pas des druides a l’image des anciens. Tous ces personnages prennent beaucoup de place dans notre existence. Durant trois ans, j’ai joué le rôle de ce bestiaire. J’ai joué le rôle de tous ces personnages, je m’y suis identifié, je m’y suis attaché, j’ai cherché à connaître chacun en profondeur. J’ai tout vécu de ces personnages de façon totalement complète. Puis un jour je me suis rendu compte que j’étais emporté par ces milliers de personnages en nous. Milliers car j’en ai dénombré plus de 1000. Que je m’identifiais a eux, alors que je n’étais pas eux. Une amie m’a donné l’image juste du théâtre, nous sommes un vrai théâtre, nous jouons au jeu (Lila en sanskrit) de la vie. Une autre image est que nous sommes un véritable parlement avec tous ces personnages qui défendent leurs intérêts. Une autre image a laquelle j’ai réfléchit cet après-midi est que le « aime-moi » de l’enfant est comme un diamant. Un diamant si vous l’observez, il est rempli de milliers de facettes. http://gfx.dagbladet.no/kunnskap/2004/02/16/diamant.jpg En voici un magnifique, il représente bien l’expression de ce nœud primal. Tout ce diamant c’est le « aime-moi ». Toutes les facettes de ce diamant, ce sont les différences façons d’exprimer ce « aime-moi ». Il y a le nœud de l’abandon, le nœud de la trahison, le noeud du désir, le nœud de la mort. Tous ces nœuds ont pour origine la peur de ne pas « être aimé ». Certaines facettes de ce diamant sont doubles, ceci signifie qu’un même nœud peut se présenter sous différentes formes. Chaque facette suivant l’angle de vue que vous lui donnez, va vous donner une couleur différente. Ce qui reflète les milliers d’expressions indirectes d’un seul et même nœud. Ce diamant aux milles facettes, c’est ce que je nomme le Cristal atlante. Ou bien le Prisme atlante. Un nom purement illusoire mais qui a l’avantage de fixer les idées. Comment se manifeste ce « aime-moi » ? De biens des façons. Il m’est déjà arrivé de sourire d’une discussion qui était censé faire rire, alors qu’elle ne me faisait pas rire. Mais pour faire pareil que les autres qui riaient, je me suis mis à rire. La c’était un moyen de ce « aime-moi » de se manifester. Il m’est déjà arrivé de dire tout ce que je savais sur tel ou tel situation ou objet de mystère en but d’en apprendre a l’autre. En réalité cela ne cache qu’un besoin d’écoute, donc encore un moyen a l’enfant en nous de dire « écoutes-moi ». Car si on n’écoute pas, alors l’enfant pense « il ne m’aime pas ». Il m’est arrivé sur des forums après le bac a mes débuts d’exploration du Web d’être de très mauvaise foi, je poussais l’autre à l’erreur de lui-même. Je l’incitais à la bagarre que j’alimentais en continuant de parler de blabla, sans lui donner la moindre chance. Mais chose étonnante, lorsqu’il me posait des questions, je me sentais obligé à répondre, pas forcément à la question, je répondais a côté, mais je répondais. Je tiltais sur ces mots dont les sens reflète une profondeur que couvre l’histoire. Cela était une façon de dire « aime-moi ». J’agissais sans me rendre compte du mal que cela pouvait faire. Et je m’emprisonnais dans ma croyance aveugle qui consistait à « aider l’autre ». En réalité comment aider quelqu’un lorsqu’on ne s’est pas d’abord aider soi-même ? Une autre des façons était d’alimenter une croyance, un mystère. Plus je retenais l’autre dans le mystère, plus je ressentais de la reconnaissance et plus mon nœud d’abandon se sentait moins seul. Plus il se sentait aimé. Mais tout cela égare totalement. Car on ne résout en aucune manière ce nœud, on ne fait que le refouler, en contournant le problème. Biensur j'agissais inconsciemment. « Il n’y a jamais eu de secrets, il n’y a eu que des perceptions plus ou moins aigues de l’évidence des choses » disait un célèbre maître zen. Et pour finir il disait « cela est la Voie ». Et cette voie qui consiste à observer la nature, ou recèle t-elle des secrets ? Même sans instrument de mesures efficaces, les grecs purent en déduire de leur réflexion sur la nature l’existence des atomes. Mon ami surdoué sans la moindre équation m’avait démontré que la structure de l’univers était bullaire, comme on s’en est rendu compte récemment, et non comme on la pensait à savoir filamentaire. Plus tard un docteur en physique éveillé qui est un de mes amis m’avait de la même façon proposée que le temps était quantifié, que seul cette hypothèse pouvait résoudre les multiples apparitions d’ovnis qu’observe le NORAD. Il m’a expliqué avec une simplicité flagrante, ces fameux « secrets » de la nature et cela sans faire intervenir la moindre équation. On fait tellement de secrets de nos jours, que l’on peut se demander quelle en est la cause ? Ce qui est évident c’est que si il y a secret, c’est qu’il y a besoin, or je pense avoir bien démontré que les besoins sont les facettes du besoin primal qui est ce « aime-moi ». Mais alors me direz vous : « l’homme ressent le besoin d’être aimé, il crie ce « aime-moi » en permanence, mais alors cela signifie qu’il a une nature bonne ». Pourtant il fait des tristes choses, il est poussé à la destruction, à la déforestation, à la pollution terrestre, à la guerre, il court sans cesse à l’armement. Comment cela est-il possible ? C’est tout simplement que l’homme ressent des demandes et qu’il veut les satisfaire égoïstement. Il désire, il veut, il aime, il fait. Mais que fait-il de façon consciente ? Quel est l’homme qui est peut dire qu’il est un vrai adulte ? Prajnanpad disait : « le sage est 100% adulte ». Alors nous sommes des enfants ? Je dirais que « oui, nous sommes des enfants ». Tant que l’on manifeste l’emportement du « aime-moi », de ce bruit perpétuel en nous, alors nous serons des enfants en potentiel de devenir des adultes. Beaucoup de nous ont un sentiment de persécution. Pourquoi ? Est-ce le « aime-moi » qui frappe encore une fois ? Beaucoup de nous sont portés à la violence. Pourquoi ? Est-ce le besoin d’être reconnu, d’être aimés, d’être entendus ? 1000 facettes cachent une seule et même réalité : Le « aime-moi ». Ce terrible mot, que notre mental n’aime pas entendre est bien la cause primale de toutes nos souffrances. Si vous êtes dans un train et que vous rendez à une telle destination, vous n’allez pas rester debout avec vos bagages dans les mains tout le long du voyage qui dure 9 heures comme la durée Marseille-Strasbourg par exemple. Vous allez déposez vos bagages. Ben ici c’est pareil, vous observez que vous portez des souffrances, vous prenez conscience que ces souffrances ont une cause, vous faites acte de responsabilité consciente et vous vous comportez comme un adulte raisonné lorsque vous déposez ces souffrances, lorsque vous lâchez prise. L’enfant devient alors adulte. Il ne se laisse plus emporter par le « aime-moi » June 26 Cet enfant en nous-même qui sommeille Chez nous-même se trouvent plusieurs personnages. Il y a le gourmand qui aime les gateaux a la crème, il y a le romantique qui en plus d'être un lover adore offrir une rose a sa belle, il y a le sportif qui a un emploi de temps sportif régulier en but de cultiver son corps, le touriste qui aime voyager dans divers pays pour découvrir la richesse des cultures, le fainéant qui lui aime rester assis a regarder la télé, etc... chaque personne est en mesure de les identifier. Un des personnages qui est présent et qui est très important est l'enfant. Toute personne a bien présent a son esprit l'existence de cet enfant, ce que l’on nomme ce « coté enfantin ». Il n’y a pas plusieurs cotés enfantins, comme il n'y a pas plusieurs enfants en nous, il n’y en a qu’un seul qui n’a qu’une seule demande causale : « aime moi ». L'enfant a l'écoute du monde, l’enfant qui souffre de la peur de l'abandon, l'enfant qui refuse de grandir, l'enfant en nous qui sommeille donc en état latent, toutes ces attitudes ne sont que des expressions secondaires de la demande causale. Ce ne sont que des facettes et non la réelle demande. Je reconnais en moi ses demandes qui n'en forme qu'une seule. L'existence de cette demande qui fait de moi cet enfant remonte a l'age où ma mère m'a enlevé son sein pour le remplacer par le biberon. Peut-être avant, mais je n'en est pas conscience. Lorsque ma mère m'a quitté le sein de la bouche, j'ai cru que je n'avais plus le droit de boire de ce lait naturel. Mon independance a ma mère a alors vu le jour. A ce moment prècis, j'ai vu inconsciemment que j'étais séparé de ma mère. Ce fut peut-etre mon premier refus, ma première incomprehension. Une peur est né, un manque d'amour aussi. Ce retrait de ce sein a signifié pour moi la mort. Voilà comment la mort a jaillit en moi-même. Voila comment la notion de séparation est venue a l'existence dans mon inconscient. Vous l'avez surement reconnu, il s'agit d'un schéma utilisé en université de psychologie pour comprendre les troubles de l'enfant. Donc je vous rassure de suite, je suis loin d'être un psychologue. Mais je reconnais volontiers que la comprehension de cette réalité qui s'applique a 99,99% des enfants, a été pour moi une véritable libération. [Seuls les enfants éveillés dès la naissance comme le dalaï lama n’ont pas ce trouble, et encore il faudrait voir si cela est possible, puisque charnellement le cerveau n’est pas encore formé totalement (toutes les connexions neuroniques ne sont pas encore a ce stade formés) donc toute reponse du bébé n’est qu’instinctive et animale (à vérifier)]
J'ai ainsi pu comprendre que cette séparation était une illusion de mon mental, de même pour ce besoin d'affection et donc de même pour cette peur de l'abandon. Mon nœud unique : « aime moi », tout les autres nœuds en découle, donc la logique s’impose : si je resout ce nœud tout les autres tombent puisqu’ils ne sont que des expressions de celui-ci. Mais me direz-vous, je ressent et je reconnais que je suis en besoin affectif, que je suis soumis a la peur de la mort, je reconnais que je suis soumis a la peur de l'abandon, et pourtant cela ne me libère pas pour autant. Donc pour quelle raison précise je ne me libère pas ? Je ne me libererait que si je ne m’identifie plus à cette demande et à ce manque, il faut accepter que l’enfant lui ne sera jamais comblé, il faut reconnaître cet état de fait ! Par contre il y a l’adulte qui fait la part des choses de façon consciente et responsable, voit l’enfant qui demande mais ne s’y identifie plus. Un petit exemple permettra de mieux comprendre : si par un temps hivernal je me ballade dans la rue, il fait froid et je me pleins de cela, je ne pourrais jamais réchauffer la rue par ma simple présence, par contre je peut choisir de rentrer à la maison pour me réchauffer. Dans cet exemple je répond a ma demande de façon consciente, intelligente. Pour cela j'ai accepté que je ne pourrait jamais combler ma demande qui était de réchauffer la rue. En fait il faut distinguer deux notions importantes pour cet Eveil, il faut avant tout, voir ces besoins, voir leurs manifestations en chaque instant de notre vie. Les reconnaitre comme étant bien présent et vrais. Voir que tout ses besoins et demandes ne sont l’expression que d’une seule a savoir: « aime moi ». Comme le dit Jesus dans les apocryphes de Thomas : « faire du deux le un » puis alors travailler sur ce nœud principal au lieu de se disperser dans des chimères qui ne sont pas le nœud véritable et qu’une fois résolue elles se manifesteront encore differemment puisque ce sont que des effets d’une seule et même cause. Donc 2 mots suffisent a comprendre ce passage d'éveil: "Voir" et "Reconnaitre". Prajnanpad disait la même chose: "see and recognize". Pourquoi est-ce important de se liberer de cela ? ou comme je le dit de s'en éveiller ? Pour comprendre le pourquoi, et pour en saisir l'importance, il faut se rendre compte du pourquoi de nos souffrances. Toutes nos souffrances viennent d'un seul fait, fait que nous avons un seul besoin, de satisfaire le « aime moi ». En effet si nous n'avions aucun besoin, il n'y aurait aucune raison de souffrir. Si nous n'avons aucune demande a satisfaire, alors la aussi on ne souffrirait pas. L’attente est une facette de la demande, quand on attend on est en état de demande. La souffrance de l’enfant vient du fait qu'il a des demandes, des besoins. L’adulte est le sage qui n’a plus d’identification à l’enfant. Les disciples sont des adolescents, toutes les personnes qui ne sont pas sur le chemin sont des enfants avec un certain age d’arriération émotionnelle que je nomme l’âge émotif. Le jour ou il comble la seule demande unique a savoir le « aime moi » alors il en sera détaché me direz vous ? mais la réalité est un jeu, et il faut se rendre compte que cette demande "aime moi" ne sera jamais comblée. Pour reprendre l’exemple plus haut, la rue ne pourra jamais être réchauffée. Cette acceptation de cette réalité, c’est un détachement, un arret de l’identification. Cela est l’Eveil. Il n'y a plus d'identification a ce personnage qui rêve de réaliser tel ou tel chose, tel ou tel exploit. Toutes nos demandes sont alors complètes ? elles ne sont pas complètes, elles ne sont plus, elles n'ont plus raison d'Etre, l’adulte est enfin un vrai adulte: il ne se prend plus pour l’enfant. C'est celà qui fait d'un homme un adulte et non pas le fait qu'il est majeur. Avant cette prise de conscience et cette Acceptation il n'est qu'un enfant. Pour suivre le schéma avec notre exemple: on a enfin compris que l'on ne peut pas être dans la maison et dans la rue en meme temps. Nous sommes tous d'accord pour dire qu'il sagit de l'enfant qui rêve. Ce personnage en nous est un reveur. L'adulte lorsqu'il agit consciemment lui agit, il est dans le concret, dans l'action, il ne rêve plus. Le reve d’enfant ne deviendra jamais realité, les demandes ne seront pas accomplis, c’est encore un mécanisme de l’enfant qui croit qu’il sera aimé eternellement et comblé. C'est en raisonnant ainsi que je me suis rendu compte que "voir" ses demandes interieures (les réelles) était crucial. Mais les voir est une chose, les reconnaitre en est une autre. Que signifie voir, que signifie reconnaître ? Au début lorsqu'une situation se présente, nous regardons la situation. Puis intégrant la situation nous nous identifions a cette situation. Cette intégration ne se fait pas petit a petit car à partir du moment où tu intègres, tu prends, donc tu t’identifies. La voiture se scratche et je suis dedands protégé par la ceinture de sécurité, et je dit : "je me suis scratché", la voiture n’est plus dans la phrase car on s’identifie à elle. Par contre si l’on dit « je me suis scratché en voiture » alors je ne m’identifies plus. La réalité c'est que vous ne vous êtes pas scratchés, mais vous avez conduit la voiture qui elle s'est scratchée, vous vous êtes identifiés a la voiture. Pour prendre un exemple plus formel, vous tchattez avec un ami, et soudain il vous dit quelque chose qui vous fait met hors de vos gonds. Vous vous identifiez alors a cette situation, pourtant vous n'avez aucune raison de vous enerver, il n'est pas entrain de vous égorger, il vous dit seulement son point de vue personnel. Comment lui voit le monde. Votre devoir n'est pas de le laisser dans sa croyance, ni de refuser de parler avec lui/elle. Ni de vous laisser emporter par ces émotions (du petit enfant en vous), mais seulement de continuer d'échanger en toute tranquilité en lui expliquant pourquoi cela n'est pas possible selon votre point de vue de façon gentille et détachée. Le fait que l’on s’énèrve c’est parce que l’on est en demande d’amour, on crie à l’autre « aime moi », et on ne comprend pas qu’il n’y ait pas de réponse de sa part qui nous comble, je parle bien sur dans un énervement non justifié. Si vraiment la personne en face est de mauvaise foi et mensongère alors l’énervement n’est pas une réaction du à un nœud, mais tout à fait compréhensible. Le but n’est pas de reconnaître "la paille dans l’œil du voisin" et de lui faire voir, mais de reconnaître sa "poutre dans le notre" quand nous nous trouvons dans la réaction. Jésus disait ainsi qu’il fallait etre sevère envers soi mais conciliant envers les autres. Que se passe-til lorsque justement nous faisons preuve de bonne foi, de gentillesse, et donc de regard neutre sur la question ? Les gentillesses ne sont que des mécanismes du nœud primale, soit c’Est, soit ce n’Est pas, soit la réponse à la question est Juste, soit elle ne l’Est pas, il n’y a donc aucun état d’âme à avoir de quelque sorte que ce soit. Tu vas pas expliqué gentillement quelque chose de vrai, soit c'est vrai soit c'est faux en toute objectivité. Donc soit tu maîtrises le sujet et tu sais la reponse et dans ce cas là sans aucun etat d’ame tu dis la verité, soit tu es dans le doute, tu sais pas exactement la verité alors tu dis je sais pas et tu accepte la proposition de l’autre comme une hypothèse aussi valable que la tienne, pas moins pas plus. Alors vous n'êtes plus dans l'état de celui qui regarde, vous êtes alors dans l'état de celui qui observe la situation sans en être emporté. C'est cela ce que j'entends par l'observation. Vous êtes alors un observateur de la surface. Pour donner une image concrète, auparavant vous regardiez l'air autour de l'objet, là vous observez la surface de l'objet. Maintenant il vous faut en voir le fond, l'objet en profondeur. Lorsque vous y arrivez je dit de vous que vous voyez. C'est cela que j'entends par "Voir". Cela pour en être détaché doit se faire a tous les niveaux, dans toutes les situations. C'est un veritable travail de vigilance donc qui s'en suit. Pour comprendre tout ce que je vous raconte, et surtout pour en faire l'experience, j'ai fait du zen. Dans le zen on nous apprent a être vigilant et a travailler l'écoute de soi-même, de nos sensations, de nos émotions, de nos pensées, de tout ce qui bouge en nous, de toutes ces réactions, de tout cela qui arrive puis qui repart. Petit a petit je me suis rendu compte de ces besoins, de ces conflits intérieurs. A l'epoque un ami, disciple de Taïsen Deshimaru (maitre zen) m'avait dit: "tu vois tu voulais une preuve de mouvement perpetuel, ben c'est devant tes yeux, la connerie se repete a elle-même, c'est un mouvement perpetuel". Ce jour là j'avais bien rigolé. Lorsqu'on ecoute nos sensations, on apprent a ressentir l'effet de la gravitation sur notre corps, le genou qui se fatigue en position zazen, le dos qui se courbe petit a petit, donc on est a l'ecoute de notre corps. Petit a petit on devient de plus attentif aux besoins de notre corps, de nos émotions, de nos pensées, de nos multiples personnages en nous même. Après les ressentir, et en faire l'experience, donc après avoir pris conscience de leur existence bien réelle, j'ai essayé de les caracteriser, de les observer, de les voir. Mais bien souvent certaines images nous déplaisent. Certaines images et sensations de dégouts jaillissent. Je suis dégouté par tel ou tel aspect de mon comportement. J'en ai completement conscience, mais je suis faible pour admettre que ceux-ci soient bien vrais. Puis un jour arrive ou je commence a les accepter petits a petits, je ne m'identifies plus a ceux-là. Je ne les refusent pas, je ne les prends pas non plus, je ne fait que les acceuillir, tout en lachant prise. C'est cela que j'entends par "Reconnaitre". Autrement dit: Acceuillir en lachant prise, donc en Acceptant la situation tel qu'elle Est. Pourquoi lit-on dans certains textes sacrés qu'il nous faut "retrouver cet etat d'enfant" ? En effet Swami Ramdas disait clairement: “Be childlike but no childish”. Il disait ainsi "d'être pareil a des enfants, mais pas d’être enfantins", donc pourquoi vu que l'enfant vit dans des émotions, dans des rêves, dans des situations qui le font enormément souffrir ? Il faut comprendre cette phrase de Ramdas et de ses sages comme étant une représentation de la sagesse. L'enfant vit dans l'Instant present, il manifeste cette vivacité d'esprit directe, cette empreinte simple de la vie. Le mécanisme du mental chez l'enfant est beaucoup moins dévellopé que chez l'adulte, ce mécanisme du mental (de nos pensées) fausse la spontanéité par la comparaison. Ce mecanisme est moins développé chez cet enfant, il agit donc plus avec le coeur, qu'avec sa pensée. Il vit le monde de façon simple, sans la compliquer. Lorsque l'adulte retrouve l'enfant en lui-même, il apprehende la vie non pas en comparant chaque chose, mais en les unifiant, il les simplifie. Pour cela il n'agit pas par des équations terribles pour notre petit cerveau de quelques grammes, la nature est très simple et pour le comprendre et l'expliquer on peut se passer d'équations, c'est donc bien une preuve que la nature n'a pas besoin d'équations. Elle n'a besoin que d'observation, d'experiences. Une observation vigilante donc logique empreinte de raison. L'adulte qui a retrouvé cet état d'enfant lui n'utilise donc pas ces équations, produit de l'intelligence du mental humain, mais il utilise une autre forme d'intelligence, l'Intelligence du coeur. La notion "d'Intelligence du coeur" est très peu connu en Occident, elle fut développer dans les écoles brahmanaiques en Inde, et explique beaucoup des interrogations que l'Occident se pose. Elle permet entre autre de comprendre cette pulsion du coeur qui anime les Etres de Vie et que les grands mysthics des traditions chrétiennes nommaient l'âme. Le vrai adulte lui ne souffre pas, il est semblable a un enfant dans le sens de « childlike », alors que l’enfant qui souffre c’est justement ce « childish » June 25 La Nature moi ca m'Inspire. Ca me ressources enormément. C'est mon vrai chez moi. Je m'y sens Vivre. C'est un lieu ou quand je vais mal, ca m'aide a évacuer. Mais la nature n'est pas faite pour cela. Enfin du moins je ne le penses pas. Quand je touche un Arbre, je touche un frère, il n'est que le reflet de moi-même, de mon vrai moi, ce que les écoles brahmaniques nomment le "Soi", " l'Atman ", ce que Jesus nommait le "Père", ce que les Chrétiens mysthics nomment "dieu", ce que les nordiques nomment la "Conscience une", ce que je nomme "l'Akasha du coeur", ce que les chercheurs de Vérité (saddukas) nomment la "source". En effet quel bel exemple de sagesse nous donne un Arbre ? Un oiseau se pose dessus, il chie, les écureuils pareil, et l'arbre lui est imperturbable, il ne se laisse pas emporté par ses emotions, il porte celles-ci, donc il les Acceuilles. Le vent arrive, il agite ses branches et lui reste vigilant a lui-meme. L'Arbre nous apprent a "Aimer et a Etre Vigilant", c'est pourquoi il est un frère, un modèle naturel. Regardez ce beau Lac, les Arbres s'y reflètent dans toute leur Splendeur. Ces magnifiques arbres ou arbrissaux sont les poumons de notre planète. Et pourtant la deforestation augmente. Vat-on devoir garder comme souvenir de celui-ci son reflet sur le Lac ? http://www.merci-facteur.com/voeux/128-Lac%20dans%20la%20foret_maxi.gif |  |
Je suis ce que je suis, "Asher Eyeh Asher" comme le disent les hebreux. Je me presente, Siegfried de Marseille, le même que dans la mythologie nordique, le chevalier des Nibelungen qui doit tuer le dragon.
En fait je vis en connection dans 2 mondes: - L'un de ces 2 mondes est le chevalier physicien qui doit tuer le Vatican de la Science en suivant les principes de sciences exactes que notre pauvre science a oublié. - L'autre monde est là ou l'apprenti-disciple que je suis (de mon maitre swami Prajnapad via Arnaud Desjardins) doit forger pour devenir un disciple durant sa saddhana afin d'atteindre l'Eveil (bouddhi en sanskrit). Je suis donc un instable petit bonhomme, heureusement que l'instabilité est un phénomène naturel, sinon je vous raconte pas les problèmes que ca causerait. En effet le temps est instable a certains endroits, de même que l'energie. Avant je me définissais comme une "abstraction de la Nature" c'est pour dire le niveau émotif et turbulent du petit bonhomme que je suis...mais l'important est d'en être conscient. A vrai dire je suis comme les vagues de la mer, je sais bien que c'est mon esprit qui bouge, mais j'aimerais pouvoir ne plus être emporté par ces petites vagues. Etre une Vraie mer calme. Ca existe ? Je ne le sais pas. Ce que je sais c'est que si je m'ecoutes, me regardes interieurement, j'entends ces besoins en moi, ces désirs, ces émotions, ces quelques petites pensées qui arrivent puis qui partent, ce perpetuel mouvement. Un perpetuel bruit egalement. Donc l'idée, c'est de ne plus être emporté par celles-ci, mais de me laisser porter. J'ai appris cela en cette année 2004, et le fait d'appliquer cela a moi-même m'a beaucoup fait du bien. A vrai dire si on me demandait ce que j'aime dans la vie, mon personnage idéaliste dirait: le calme, la paix, l'amour. Mon personnage gourmand dirait : des gateaux a la fraise avec de la chantilly dessus, des pains au chocolat tout les matins avec un bon chocolat au lait, et biens d'autres choses que seuls les petits gourmands de mon espèce peuvent savoir. Mon personnage passionné dirait: je veut unifier la physique et la spiritualité dans sa totalité. Je voudrais que la science redevienne ce qu'elle était jadis, ou la recherche s'accompagnait de plaisir et de joie, et non comme aujourd'hui d'une adoration pour des prix nobels et d'un acte de foi pour des théories non prouvés par l'experience. Mon personnage sage dirait quand a lui: "Siegfried voudrait Etre simple". Si vous saviez a quel point cela est dur. J'ai l'impression d'etre en permanence en recherche de complexité, ca me monte tellement a la tête des simples conneries. Des trucs sans importance je vous jure. Ben en fait si je m'analysais serieusement je vois clairement que je suis soumis a des jeux et des conflits interieurs du type "j'aime - je n'aime pas", "je veut - je ne veut pas", "je suis triste - je suis heureux", "oui - non", etc... Je n'aime pas rester dans ces opposés, j'aime quand les opposés s'attirent, quand ils ne font plus qu'un. Ca doit etre ça ce que les gens nomment le Un absolu. Si c'etait cela, j'aimerais bien en faire l'experience. En fait j'aime bien simplifier les choses, mais des fois ca me prend un temps fou. Et c'est pas si evident !!! au debut je me rends compte que j'adore complexifier la chose, des fois je la tourne au ridicule, mais c'est un ridicule inconscient. Puis le temps passe, j'ai un tout petit peu de recul et là je me dit: "ouah!!! c'était pas si compliqué". En fait ce que j'aime le plus c'est ce que je refuses le plus. En un mot ce que j'aime le plus ca s'appelle la Simplicité. Ce que je deteste: ben c'est pas trop dur. Je n'aime pas mais pas du tout le mensonge, ni l'injustice. Je me demandes de qui je tiens cela, de ma mère ou de mon père ? Mais bon me direz vous: pour reconnaitre le mensonge, faut oser dire que l'on connait la vérité, alors c'est assez mal vu. Etant donné que je suis tres peu diplomate, les gens ont du mal a me comprendre. Normal vu que moi-même j'ai du mal a les comprendre. En fait je suis sur que tout est de ma faute, et que si je changais de regard envers moi-meme et envers les autres, alors toutes mes perceptions de ce monde changeraient automatiquement. Vous avez vu j'ai fait simple là ! mais en fait c'est beaucoup plus compliqué que cela. Dejà pour que cela soit vrai, faudrait savoir qui perçoit le monde. Et aussi quel monde le mien ou le vrai monde ? Ben si je considères que c'est mon Mental (le monde de mes pensées, de mon cerveau) qui voit le monde, je suis un eternel changeant. Car tout bouge. Donc son point de vue m'interresse pas trop. Mais est-ce que je pourrais très bien percevoir le monde sans mes pensées ? Ben en fait non. Par contre je remarque que si je centre mes iddées de façon clair, net, et précise, sans faire de turbulences de mon cerveau, ni de remous, ben alors ca ne changera pas. C'est ce que je nomme "l'Idée Centré", ben en fait elle ne suffit pas. Car même en faisant cela, la pensée arrive et repart, donc ca bouge aussi. Donc en fait l'idéal c'est de ne plus se laisser emporter par ces pensées. C'est d'avoir un regard objectif du monde, sans que mon monde n'interfere. On dit generalement que l'Ego est la source des tristesses. Mon pere me disait que l'ego est le pere de tous les péchés, c'est le Satan de la Bible. Entre nous le mot "satan" qui signifie "l'adversaire", "celui qui s'oppose" ne me plait pas. Je prefere sans hesitation la designation que jesus donnait quand il le nommait le "Prince de ce Monde". Pourtant sans ego qu'est-ce qui aurait pu être crée ? L'action a besoin d'un ego parfois, sinon on oserait jamais faire toutes les prouesses mathématiques, et technologiques que notre science rencontre. C'est vrai, je le reconnais que celles-ci sont parfois catastrophiques pour notre écosytème naturel. Un simple exemple est la catastrophe de Tchernobyl, ou bien de l'usine AZF a Toulouse. Parfois on ne comprent pas, l'experience nous dépasse, cette action des monopoles en est un illustre exemple. C'est vrai aussi que l'ego est dangeureux, car qui dit ego dit "saute d'humeur", "prise de tete", "enfermement". Et l'eternel question: peut-on imaginer un monde sans ego ? moi je réponds directement: non. Car c'est comme enlever les vagues a la mer, ca n'a pas de sens. Donc la encore l'idéal c'est de surfer sur ses vagues émotives, égoistes. Donc non pas se laisser emporter par notre ego, ni par notre orgueil, c'est a dire non pas prendre part a notre ego, ni refuser cet ego, mais simplement l'Acceuillir. Un acceuil fait beaucoup de bien a celui qui le reçoit. Lorsque mes parents m'acceuillent a Marseille, je suis heureux de savoir que j'ai un chez moi las-bas. C'est un vrai reconfort. Bah alors pourquoi critique-t-on tellement l'ego ? ben car on ne sait pas le gerer, on aime tellement se faire plaisir qu'il ne nous est pas tres facil de penser aux autres. Et si on s'ecoutait des fois hihi, on en serait surpris. Ben l'ego c'est un peu mon allié, j'en suis conscient, et il le sait, c'est un de mes Multiples personnages. Des fois je suis emporté par lui, il ne me laisse pas le choix, il prends ses desirs pour des réalités, ou bien il les refuse categoriquement. Donc je suis un esclave de lui. Un de mes buts est de m'en liberer. Car j'estime que je ne suis pas lui. je ne suis pas ce "Moi", ni ce "Je". Pourquoi ? ben parce que je l'observe agir. Or je ne suis pas ce que j'observe. je vois un arbre dehors, je ne suis pas cet arbre, c'est dans ce sens tout bete que je dit que je ne suis pas lui. Mais en fait tout action qui se réalise par l'ego est voué a l'echec. C'est dans ce sens la que je comprent qu'il ne faut pas suivre ses pulsions, ni ses passions. Pour moi une action doit se faire avec Justice, et avec Justesse. J'entends par ces mots le sens que donnait Socrate a la Raison et la Justice, si j'avais a résumer cela (qui se trouve dans le procès de Platon : Socrate façe aux athéniens), je dirais qu'il faut Faire une Action Juste. Que tout action doit se faire de façon Juste. Eclairée. Non pas illuminée, non pas inconsciente, mais le contraire: Consciente. Je suis un éternel enfant aussi. C'est un autre de mes personnages: l'enfant. Je me rassure, mon maitre spirituel dit que "le sage c'est l'enfant mais avec l'Illumination en plus". A l'occasion j'expliquerait cela dans mon blog. En fait j'aimerais un petit peu expliquer ce que je n'aime pas chez l'enfant. L'enfant agit sans etre conscient de ce qu'il fait. Il n'a pas cette notion de responsabilité. Tant qu'on agit sans conscience, sans action juste, on agit sans esponsabilités et donc on est des enfants. Biensur le Mental n'aime pas entendre cela: "quoi moi un pluril enfant?" ben oui. Je ne sais pas si c'est osé, mais je le redit car c'est ce que je pense. Ma Quête ou pour faire plus savant "Ma Queste": Alors j'ai débuté lorsque j'étais tout petit, en Amerique du sud, mon pere qui est de tradition amerindienne ma inculqué quelques règles de moral. Etant donné que je suis né en France et que je ne pense pas qu'il s'agisse d'un hazard, j'ai pas trop été tourné vers ces pratiques shamaniques et legendes amerindiennes qu'ils se transmettent de generation en generation. J'ai plus été tourné vers l'ésoterisme chrétien, ca m'a beaucoup plu. C'etait vraiment très sympa comme moment de recherche. J'ai également été tres tourné vers les traditions nordiques, vers cette tradition païenne et gentille. Je m'y sens chez moi. La queste de l'Atlantide fut durant trois ans la priorité "Number One", et trouver celle-ci était un reve que je pense avoir réalisé. Biensur cela ne restera qu'une croyance, mais on s'y plait tellement dans ses croyances. Comme vous vous en doutez un personnage est né: l'Atlante. Mais quand je dit que tout collait tout collait pour que ce personnage soit vrai et réel. Un peu trop a mon gout lol. j'ai donc recherché l'Atalante, cette belle blonde dont me parle la mythologie grecque (ah ben oui y a pas que Platon dans la vie ! ). Je me suis tourné vers ce que je nommait les "filles de la Lune", ouah! comme par hazard c'etait dans le milieu esoterique que je les trouvait. Quelques unes s'en sont succédés. puis j'ai compris que l'amour c'était pas cela. J'étais encore une fois emporté par mes émotions. Déastreuses !! J'ai donc refusé a elles. J'ai raté une belle occasion d'acceuillir ! Puis une jeune fille est apparue, elle m'a appris la sagesse de l'Orient, de l'Inde. Elle était plus agé que moi, un an de plus, mais elle m'a fait découvrir l'enseignement de l'Adhyatma Yoga. Et a partir de là une nouvelle vie est né. Un autre personnage etait present: le "disciple". Puis ce fut la decouverte de Ma Anandamayi ca signifie "mere toute joie" ou "mere beatitude" et de Swami Prajnanpad un sage sanayasin de fin fond du bengale, et d'un des plus grands Lee Lozowick ami d'Arnaud Desjardins. En fait je me suis rendu compte que pour le moment j'avais eu trois guides spirituels sur ma Voie: mon pere Miguel Martinez, un ami très proche qui m'a enormement apporté dans tous les domaines Jean Marc Roeder, et un monsieur tres proche aussi Norbert. Je n'oublie pas aussi mes amis virtuels qui me remettent en cause de temps en temps Alain, Eric. Mais je vous le dit de suite suivre une voie de sagesse, ce n'est pas facil du tout. Un jour j'espere dire que c'était simple. In Lakesh (salut a toi toi qui est comme moi: salut maya) Namaste (le bouddha qui est en moi salue le bouddha qui est en toi: salut tibétain) Siegfried Ase dit le petit lapin du Mexique et de France
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